
III- Les risques du sport :
1. Les accidents barotraumatiques :
Les accidents barotraumatiques sont dus au changement de pression, se déroulent en partie à la descente mais les accidents qui vont se dérouler pendant la remontée sont les plus dangereux et sont susceptibles de provoquer la mort.
Lorsqu'il descend, Joël ressent une pression au niveau de son visage ce qui lui provoque une forte douleur qui le fait paniquer et perdre son calme, c'est le plaquage de masque.
Le plaquage de masque :
Le plaquage de masque est une situation possible lors de la descente lorsque la pression en dehors du masque (donc dans l'eau) est inférieure à la pression dans le masque. Le masque va alors se transformer en ventouse, et va aspirer le visage. Cela va engendrer de petits éclatements de vaisseaux dans le nez, il y aura en fonction du nombre de vaisseaux éclatés saignement au niveau des narines. Pour éviter ce plaquage, le mieux est de souffler régulièrement dans le masque pour diminuer la pression présente.
Une fois le problème de masque réglé et son calme revenu Joël continu sa descente mais en oubliant la manoeuvre de Valsava ce qui a une répercution sur ses oreilles et qui engage l'apparition de nouvelles douleurs.
Au niveau des oreilles :
C'est connu, lors de la descente, la pression va augmenter , et lorsque la pression devient plus importante que celle dans le tympan, ce dernier va se déformer et se creuser jusqu’à se déchirer suivant l'importance de différence entre les pressions. adresse URL de la vidéo:https://www.youtube.com/watch?v=oUv4dCxXWFI
Matériel utilisé :
-petit récipient en plastique
- bout de ballon de baudruche accroché au récipient de façon à imiter le tympan de l'oreille
Lors de la descente, on observe que plus l'on descend profondément, plus le tympan matérialisé se creuse. La profondeur de 3m ne suffit pas pour déchirer le bout de ballon mais prouve bien la déformation du tympan même avec une petite profondeur. Puis, lors de la remontée, la pression diminuant, le tympan va se regonfler ou se remettre en place.
Le déchirement du tympan provoque une intense douleur, le plongeur alors perturbé ne maîtrise plus la situation et risque de se noyer.
Pour éviter cette déchirure, rien de mieux que la technique d'équilibrage de Valsalva : souffler par le nez tout en bouchant ce dernier. Cela va pouvoir augmenter la pression dans l'oreille pour ainsi obtenir deux pressions extérieures et intérieures égales.
Attention, cette technique ne doit surtout pas être utilisée en remontée , car dans le cas inverse cela augmenterait la pression intérieure alors que celle d'extérieure diminue en remontant. Ce qui causerait une même déformation du tympan mais dans l'autre sens.
Joël a enfin réussit à maitriser sa descente et se rend compte de la chance qu'il a eu car il a subit des accidents moins importants tel que les accidents touchant les dents mais heureusement se souvenait comment éviter la supression pulmonaire.
Les dents:
Le plongeur doit avoir une bonne santé, mais si à tout hasard ce dernier possède des caries, des couronnes, ou a tout simplement des dents fragilisées et non soignées, il a beaucoup plus de chance de s'endommager la dentition. Avec la pression, la dent a provoqué une obturation qui laissera entrer une petite bulle d'air au niveau de la pulpe. Dans les cas que nous avons énoncé avant, la dent peut soit s'arracher si l'obturation cède, le plongeur sera alors soulagé mais risque d'avaler la dent, soit la pression peut compresser la pulpe qui va provoquer des douleurs atroces au plongeur, cette douleur s'intensifiant en remontant.
La supression pulmonaire :
La suppression pulmonaire est un accident qui survient uniquement lors de la remontée. Cet accident barotraumatique est un accident extrêmement grave qui peu conduire parfois même à la mort. Cette suppression pulmonaire est donc directement liée à la loi de Boyle-Mariotte sur la température des gaz.
En plongée, lors de la remontée, si l’on bloque sa respiration ou si un obstacle survient lors de l’expiration : spasme de la glotte par inhalation d’eau, blocage du détendeur ou encore manœuvre de Valsalva (= technique consistant à se boucher la bouche tout en se pinçant le nez et ainsi éviter l’air de sortir pour rééquilibrer la pression interne et la pression externe) cela va emprisonner l’air dans les poumons et provoquer la dilatation de l'air dans les alvéoles pulmonaires pouvant provoquer une distension ou encore si la limite d’élasticité est atteinte, une déchirure de ces alvéoles.
Expérience : Adresse url de la vidéo:https://www.youtube.com/watch?v=pF4gmw0MZoc
Matériel utilisé :
– bouteille en plastique
On utilise une bouteille d'eau en plastique remplie d'air fermé avec bouchon. Lors de la descente, la pression augmentant, l'air va diminuer et la bouteille se déformer. Puis on observe qu'en deuxième temps, lors de la remontée, la bouteille reprend sa forme initiale car la pression diminue à son tour et laisse donc plus de place pour l'air qui va gonfler la bouteille. Cette expérience modélise donc les poumons et prouve que dans le cas d'une remontée trop rapide, il y a danger de suppression pulmonaire.
Les symptômes vont être nombreux : une douleur thoracique importante, sensation de manque d'air avec inspiration difficile, une chute de tension, mal de tête, vertige, problème de vue, jusqu’au coma. Ce risque s'attaque donc aux principaux organes du corps.
Cet effet peut également se produire dans l'estomac et les intestins, avec le changement de pression, les gaz emprisonnés ne vont pas pouvoir s'équilibrer, l'organe va se dilater et des douleurs lors de la remontée se feront ressentir.