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3. Les accidents de décompressions:

Se voyant s'essouflé et paniqué, sans prévenir le moniteur, Joël remonte brusquement en oubliant les paliers, il risque alors l'accident de décompression.

 

Respirer sous l'eau est une activité impossible biologiquement pour l'être humain. La plongée sous-marine présente, malgré de nombreuses consignes de sécurité et de préventions, d'importants risques pour l'humain. 

 

Les accidents de décompression sont redoutés par tous les plongeurs qu'ils soient débutants ou professionnels. Ils peuvent survenir quelque soit la profondeur d'immersion et se déroulent toujours pendant la remontée. Lorsqu'un être vivant respire des gaz inertes sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, son organisme est naturellement soumis aux lois de la physique: ainsi, les gaz respirés vont se diffuser au travers de la membrane alvéolo-capillaire et se dissoudre dans le sang. Ils seront ensuite distribués à l'ensemble des tissus. Si on considère que l'oxygène sera consommé tout au long de la plongée, il n'en est pas de même pour les gaz inertes (azote)qui devront être restitués à l'atmosphère lorsque la pression ambiante diminuera.

 

En elle-même, la maladie de décompression est donc une application indirecte de la loi de Henry à savoir la dissolution d'un gaz inerte dans l'organisme, en l'occurrence l'azote ou l'hélium dans le sang, les muscles, etc. On peut ainsi vérifier cela grâce à une expérience :

 

Pour cette expérience nous  avons besoin de :
- une seringue
- Une boisson gazeuse (limonade)

Nous avons rempli la seringue jusqu’à la moitié avec
de la limonade(boisson gazeuse).
Pour pouvoir éliminer tout l’air contenu en plus dans la seringue,
nous avons utilisé une technique simple pratiquée dans le domaine
médical qui consiste à appuyer sur le piston et aller jusqu’à
évacuer une petite quantité de liquide pour s’assurer qu’il
n’y contient plus d’air. Nous avons bouché l’extrémité de la seringue tout en tirant le piston, on peut donc constater que le volume augmente et que la pression diminue car on peut observer des bulles de gaz.


 

Comme cet accident de décompression résulte de la loi le Henry : plus le plongeur va descendre, plus l’azote contenu dans l’air qu’il inspire et qui n’est pas métabolisé se dissout dans son sang. Quand il remonte, la pression environnante diminue et la quantité d’azote également. La solubilité de l’azote diminue et ce dernier repasse à l’état gazeux. Le sang passe régulièrement dans les poumons, où se produisent des échanges gazeux : l’oxygène passe dans le sang, tandis que le dioxyde de carbone et l’azote sont éliminés dans l’air expiré. Donc, lorsque le plongeur remonte, l’azote passant de l’état dissous à l’état gazeux forme des micro-bulles qui sont évacuées à mesure de leur apparition au niveau des alvéoles pulmonaires.

Cette élimination progressive de ces micro-bulles d’azote prend du temps, c’est pourquoi un plongeur doit respecter les paliers de décompression. Si pour une raison ou une autre (plus d’air, problème d’équipement,..) le plongeur ne respecte pas ces paliers, il risque un accident de décompression. L’azote dissout n’a pas le temps d’être éliminé au niveau des poumons et forme alors dans le sang et les tissus des petites bulles dont la taille augmente au fur à mesure.

 

Au niveau du cerveau:

Ces bulles de gaz se forment dans le sang. Elles sont éliminées par la respiration si la remontée est lente. C’est pourquoi en cas de remontée trop rapide, celles-ci peuvent se bloquer au niveau des veines, du cerveau ou encore du cœur. C’est l’accident de décompression.

Tout d’abord, cet accident peut toucher le système nerveux. Assez rares, ils sont liés aux bulles se déplaçant dans la circulation sanguine artérielle.

Pendant la remontée, le taux d'oxygène dans le sang va chuter brutalement car la pression diminue et le corps continue à consommer de l'oxygène. Entre 10 et 5 mètres avant la surface, le phénomène s'accélère car la pression diminue d'autant plus vite qu'on se rapproche de la surface. On se retrouve dans la situation où le corps a un intense besoin en oxygène au moment où celui-ci se fait rare ! Le premier organe à réagir sera le cerveau.

Des bulles présentes dans les circulations artérielles au niveau des carotides vont gêner le bon fonctionnement de l’oxygénation du cerveau. Celles-ci, passées dans le cœur gauche (en raison par exemple d'un shunt (=Dérivation entre des organes qui permet le passage du sang ou d'autres fluides corporels) pulmonaire ou cardiaque ou d'une hyperpression pulmonaire), vont partir en direction du cerveau, puis passer dans l'aorte au niveau de la crosse aortique. Comme cette circulation est une circulation terminale, les bulles finissent par se coincer dans le cerveau.

Le plongeur peut alors ressentir une fatigue importante, une désorientation, une céphalée, convulsions, troubles de l’élocution, vomissements, coma ou encore hémiplégie (paralysie)...

 

Les accidents médullaires :

Ces accidents représentent la catégorie la plus fréquente des accidents de décompression. Les bulles se forment dans la moelle épinière et provoquent des lésions appelées ramollissements.

Les symptômes sont en général :

  • une violente douleur dorso-lombaire (souvent comparée à un coup de poignard) ;

  • des sensations de picotements, fourmillements, engourdissements dans les membres ;

  • une faiblesse musculaire dans un ou plusieurs membre(s) ) ;

  • une paraplégie (paralysie des membres inférieurs) ou une tétraplégie (paralysie des 4 membres), en fonction du siège de l'accident ;

  • rétention d'urine


 

Atteintes cutanées :

Les accidents cutanées sont rares en plongée, ils sont dûs à l'emprisonnement de bulles d'aires dans les capillaires sous-cutanée (vaisseaux situés dans les tissus de la peau).Lors de cette situation le plongeur peut ressentir des démangeaisons (ou « puces ») et des piqûres généralement au niveau du dos, des oreilles et du nez.

 

La plongée de Joël aurait pu très bien se dérouler si dans un premier temps, il avait utilisé la technique de Valsalva , et surtout respecter les paliers tout en restant calme. Heureusement comme toute plongée légale avec débutant , elle doit se faire avec un moniteur professionnel , Joël a pu être sauvé . Avec sa propre expérience, Joël comprend maintenant pourquoi écouter les consignes du moniteur en plongée est si important.

TPE    Plongée

© 2016 Romane Lefebvre Jeanne Rocher TPE 1S 

 

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